Evasion littéraire, Historique

Certaines n’avaient jamais vu la mer

 

Ce petit livre me faisait de l’œil à chaque fois que je passais à la librairie, et malgré la taille énorme de ma PAL, j’ai craqué !

 

 certaines n'avaient...

Synopsis

 

« Ces Japonaises ont tout abandonné au début du Xxe siècle pour épouser aux États-Unis, sur la foi d’un portrait, un inconnu. Celui dont elles ont rêvé, qui va tant les décevoir. Chœur vibrant, leurs voix s’élèvent pour raconter l’exil : la nuit de noces, les journées aux champs, la langue revêche, l’humiliation, les joies aussi. Puis le silence de la guerre. Et l’oubli. »

Ce petit livre, qui se lit très rapidement, cache un trésor de poésie…. En effet, Julie Otsuka nous propose ici une immersion dans la vie de ses Japonaises, qui n’avaient pas vraiment pensé à ce que pouvait être la vie dans un pays inconnu.

 

L’auteur nous amène dans un milieu inconnu pour ma part. Je ne connaissais rien du tout à cette partie de l’Histoire des États-Unis, et j’ai été très intéressé d’en savoir plus.

Ce livre a une narration très particulière, chose que je n’avais pas noté quand je l’ai acheté. En effet, nous n’avons pas affaire ici à un roman.

 

Ici, nous sommes plutôt dans une « accumulation » de phrases… dit comme cela, c’est étrange, je m’en rends bien compte. La maison édition parle « d’écriture incantatoire », et finalement, c’est assez ressemblant comme description.

 

Dans des chapitres traitant chacun un sujet particulier (par exemple, les naissances ou les blancs), une succession de phrases, descriptives, sans fil conducteur, nous faisait part des réflexions des Japonaises qui s’étonnaient du pays dans lequel elles vivaient.

 

C’est très particulier comme narration, et c’est même perturbant au début de la lecture… mais finalement, le lecteur s’y habitue. Ainsi, l’auteur a choisit de décrire la vie de dizaines de femmes en seulement quelques phrases percutantes.

 

Ici nous ne tombons jamais dans le vulgaire, le glauque ou le voyeurisme. C’est très descriptif et d’un certain côté, assez poétique…

 

Par contre, j’avoue être restée un peu sur ma « faim ». En effet, nous avons accès à un millier de petit détail, comme des papillons, mais cela manque cruellement de consistance, et j’aurai aimé en savoir plus sur ses habitantes un peu particulière et qui ont tellement de mal à se faire à la vie occidentale…

Ma note : 9/10

 

Cela aurait pu être un coup de cœur, car j’ai été séduite par la narration poétique de Julie Otsuka, mais il manquait un petit quelque chose pour que cela me marque durablement. L’auteur survole le sujet, sans s’arrêter sur des détails en particulier, et au final, cela manque de consistance…. dommage car c’était bien parti !

 

 

4 réflexions au sujet de “Certaines n’avaient jamais vu la mer”

  1. je ne connaissais pas du tout celui ci mais je comprends ton craquage, je crois qu’avec cette couverture j’aurais fait pareil. Puis si en plus l’histoire suit alors là c’est toujours parfait ! Ca devait vraiment etre intéressant d’avoir une histoire telle que celle ci.

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