¤ Chronique littéraire : Vice et Vertu : mon amie Odalie ¤

 Un roman que j’ai découvert lors de mon dernier passage à la bibliothèque. La couverture m’a intrigué, je l’ai trouvé mystérieuse … Le roman l’est tout autant.

Synopsis gros

New York, 1922-1923. Rose Baker, la narratrice, est une jeune femme fortement marquée par ses années à l’orphelinat. Guindée, moralisatrice et distante avec son entourage, elle travaille comme dactylo au commissariat du Lower East Side à une époque où les femmes font tout juste leurs débuts dans le monde du travail. Lorsqu’une nouvelle venue rejoint l’équipe de secrétaires, Rose est très vite attirée par le magnétisme de cette inconnue. Avec Odalie, elle découvre un autre monde : des bars clandestins, des soirées chics, et des rencontres faciles. Odalie la fascine, lui fait perdre tous ses repères, oublier tous ses principes. Jusqu’au jour où un certain Warren, persuadé d’avoir reconnu la femme qui a provoqué la mort de son frère, se met en tête de démasquer Odalie. Qui faut-il croire dans cette grande fresque des faux-semblants ?

 

chronique biz

Mon amie Odalie nous plonge au cœur des années folles, alors que la prohibition vient de commencer aux États-Unis.

Rose est une jeune femme que l’on pourrait qualifier d’insignifiante. Elle fait tout pour suivre les règles, suit les bonnes mœurs de l’époque, s’habille de façon très classique, ne fait jamais de vague… après avoir grandit dans un orphelinat, elle travaille désormais comme dactylo dans un commissariat de New York.

Sa vie s’écoule de façon très tranquille jusqu’au jour où une nouvelle dactylo arrive.

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Odalie est tout le contraire de Rose. Elle est belle, ne passe jamais inaperçue et fait ce qu’elle veut des hommes qu’elle croise. Alors qu’elle semble avoir une vie extraordinaire et palpitante, elle décide de devenir amie avec Rose et de l’inviter à vivre avec elle. Elle a tendance à parler beaucoup, à enjoliver la vérité. Mais qui est-elle vraiment ?

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Ce livre est écrit à la première personne du singulier, par Rose. Elle nous narre ici sa vie, sa rencontre avec Odalie et ce qu’elle fera avec elle : en clair, la nouvelle vie qui s’offre à elle.

Le style d’écriture est très académique, je ne pense pas que cela soit lié à la traduction mais à l’auteur. En effet, Suzanne Rindelle est doctorante en littérature moderne, et cela se ressent dans son style d’écriture. C’est parfois un peu pompeux, avec du vocabulaire que je n’ai pas toujours saisi, ce qui est très rare dans mes lectures. J’ai trouvé que cela empêchait le livre d’avoir une grande fluidité.

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L’auteur nous plonge ici au cœur de la prohibition et des années folles. Alors que Rose s’est toujours tenue bien droite et sans aucun écart de conduite, sa rencontre avec Odalie va changer beaucoup de choses dans son comportement. Elle va commencer à sortir, à aller dans des bars clandestins, et même à mentir à ses supérieurs…

Odalie va exercer une véritable emprise sur Rose, comme sur tout son entourage d’ailleurs. C’est une histoire d’amitié que je qualifierai d’un peu malsaine, où il y a clairement un dominant et un dominé… Odalie fait ce qu’elle veut de Rose, et cette dernière ne résiste pas et n’en a d’ailleurs pas envie. Alors qu’elle a toujours été seule, elle se sent enfin aimer.

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L’air de rien, à travers ce roman, j’ai appris des petites choses sur cette époque si différente de la notre. Je n’ai encore jamais lu de roman se déroulant dans cette époque, et j’avoue que j’ai pris grand plaisir à découvrir ce live ! Cela m’a d’ailleurs donné envie de découvrir Gatsby le Magnifique (même si j’ai vu l’adaptation), car l’auteur, dans ses remerciements, dit que l’univers lui a été inspiré par ce livre.

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L’auteur a crée ici un mélange de roman noir et de roman un peu psychologique. Au fil de la narration de Rose, elle laisse échapper quelques petites informations sur ce qu’il s’est passé, sur le fait qu’elle se rend finalement compte de la relation malsaine… dès le début du livre le lecteur sait qu’il va se passer quelque chose, mais quoi ? L’ambiance devient oppressante, on s’interroge, on cherche à comprendre qui est vraiment Odalie, même si celle ci a tendance à brouiller les pistes…

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Et quand le dénouement arrive, dans les dernières pages du roman, l’auteur laisse le lecteur perplexe … Elle a tellement brouiller les pistes, que quand j’ai refermé le livre, je lui resté un peu perdu avec mon livre à la main. Que c’est il vraiment passé ? Qui est Odalie ? Qui est Rose également ? Qui dit la vérité ?

J’avoue que la fin m’a un peu laissé sur ma faim, et que je ne la comprends pas vraiment.

 

verdict

ès jolie lecture, découverte totalement par hasard… cependant, cette lecture présente différents défauts, notamment le style trop pompeux/froid, mais également le fait qu’à mon sens, la fin n’est pas assez franche.

Si vous cherchez un roman un peu noir, se déroulant dans une époque sympa, ce livre est fait pour vous !
Roxou

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