¤ Chronique littéraire : Un paquebot dans les arbres ¤

Titre :  Un paquebot dans le ciel
Auteur : Valentine Goby
Date de sortie : 2016
Éditions Actes Sud
Format : Broché
Prix : 19.80 €
Ma note : 17/20

 

 

Bonjour à tous !

 

 

J’ai découvert ce livre grâce aux matchs de la rentrée littéraire de Priceminister ! Je l’ai donc commencé rapidement, sans vraiment savoir de quoi il parlait, et je dois vous avouer que ce fut une magnifique découverte !

 

Synopsis gros

 

Au milieu des années 1950, Mathilde sort à peine de l’enfance quand la tuberculose envoie son père et, plus tard, sa mère au sanatorium d’Aincourt. Cafetiers de La Roche-Guyon, ils ont été le coeur battant de ce village des boucles de la Seine, à une cinquantaine de kilomètres de Paris.
Doué pour le bonheur mais totalement imprévoyant, ce couple aimant est ruiné par les soins tandis que le placement des enfants fait voler la famille en éclats, l’entraînant dans la spirale de la dépossession. En ce début des Trente Glorieuses au nom parfois trompeur, la Sécurité sociale protège presque exclusivement les salariés, et la pénicilline ne fait pas de miracle pour ceux qui par insouciance, méconnaissance ou dénuement tardent à solliciter la médecine.
À l’âge où les reflets changeants du fleuve, la conquête des bois et l’insatiable désir d’être aimée par son père auraient pu être ses seules obsessions, Mathilde lutte sans relâche pour réunir cette famille en détresse, et préserver la dignité de ses parents, retirés dans ce sanatorium – modèle architectural des années 1930 –, ce grand paquebot blanc niché au milieu des arbres.

chronique biz

 

Ce livre va nous parler d’un sujet oublié et donc j’avais vraiment peu entendu parler : l’enfer de la tuberculose juste après la dernière guerre. Bien sur, je connais les ravages qu’on fait cette maladie au 19è siècle (et avant) mais pour moi après la guerre, cette maladie était guérissable, mais apparemment, pas pour toute la population.

 

Valentine Goby nous raconte une partie de la vie de Mathilde. Elle coule une enfance heureuse, entourée de ses parents, de son frère et de sa grande sœur. Mais un jour, son père, Paul, tombe malade et doit entré au sanatorium… commence alors 10 années difficiles, durant lesquels les parents seront malades et les enfants séparés. Mathilde, malgré son jeune âge, se retrouve être l’enfant avec le plus de soucis, de responsabilités. Alors que son jeune frère est en famille d’accueil et que sa grande sœur est indépendante, Mathilde est perdu, et se retrouve sans réelle soutien.

 

J’ai eut du mal à accrocher durant les premières pages de ce livre. En effet, j’ai trouvé le style d’écriture un peu difficile à lire, très imagé et descriptive, ce qui a vraiment peiné ma lecture. Mais une fois passée un petit temps d’adaptation, j’ai été totalement happé dans l’histoire ! L’auteur nous entraîne dans les années 1950, où la famille de Mathilde tente de survivre malgré la maladie.

Durant cette période (les trente glorieuses), le monde connait un renouveau : c’est la période du plein emploi, de l’après guerre, de la médecine et de l’arrivée de la modernité.

Et pourtant,  durant cette période, la tuberculose fait encore des ravages dans le pays, et les médicaments ne sont pas disponibles pour tout le monde. Les malades et leurs familles sont stigmatisés, tout le monde se méfie d’eux. D’ailleurs, l’auteur parle de « peste blanche » en parlant de cette maladie (expression utilisé de façon commune à l’époque), et je trouve que l’image est bien trouvée.

Ce livre présente un « pan » de l’Histoire oublié, un « pan » dramatique. Des milliers de familles ont été malades, où on vécut avec un malade et en ont donc subit les conséquences : pauvreté, perte de tous leurs biens, misère sociale (car rejeté par les habitants)…

 

Outre Mathilde, nous croisons donc son frère Jacques, totalement perdu dans ce monde, Annie, leur grande sœur qui fuie les problèmes pour ne pas devoir les affronter, et bien sur les parents : Paulot, le père et Odile la mère.

Paulot aime que tous se concentre sur lui.  Dans son bar d’abord, il en ait le centre, comme il se trouve au centre de la famille. Sa femme, Odile, se consacre beaucoup plus à lui qu’aux enfants. Ainsi, elle l’accompagnera au sanatorium (et même dans la maladie même si ce n’est pas volontaire) et délaissera totalement ses enfants livrés à eux mêmes. Je trouve que l’auteur, avec de magnifiques mots, arrive à nous montrer la décadence liée à une maladie rejetée par tous, mais sans tombé dans du pathétique.

 

 

verdict

 

J’ai pris une énorme claque durant la lecture de ce livre, et je trouve difficile pour moi de vous exprimer tout ce que j’ai ressenti. J’ai été triste pour Mathilde, énervé du comportement de certains voisins, eut de l’espoir en la médecine…

Avec justesse, l’auteur nous entraîne dans une histoire vraie, qui pourrait être finalement l’histoire de nombreuses famille qui ont traversé l’horreur de cette maladie, et même l’horreur d’autres maladies toujours existantes et mortelles dans notre pays.

Je recommande vraiment ce livre à tout le monde, et malgré mon appréhension de début, ce fut une magnifique découverte !

 

 

A bientôt,
Roxou

 

 

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5 réflexions sur “¤ Chronique littéraire : Un paquebot dans les arbres ¤

  1. C’est une partie de notre histoire que je connais peu aussi. Du coup pourquoi pas… Dommage que le style soit un peu difficile d’accès au départ. Mais bon, apparemment cela vaut le coup de perséverer. Je suis aussi dans mon livre Price Minister et c’est un super thriller… 🙂

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