¤ Chronique littéraire : Désorientale ¤

Titre :  Désorientale
Auteur : Négar Djavadi
Date de sortie : 2016
Éditions Liana Levi
Format : Broché

 

Bonjour à tous !

Je ne suis pas beaucoup la Rentrée Littéraire de septembre, tout simplement parce que je ne suis pas une grande lectrice de contemporain.

Grâce au Comité de lecture du festival Terres de Paroles, je découvre de nouveaux auteurs et cela me permet donc de changer de genres littéraires …

terre de paroles

 

Synopsis gros

Si nous étions en Iran, cette salle d’attente d’hôpital ressemblerait à un caravansérail, songe Kimiâ. Un joyeux foutoir où s’enchaîneraient bavardages, confidences et anecdotes en cascade. Née à Téhéran, exilée à Paris depuis ses dix ans, Kimiâ a toujours essayé de tenir à distance son pays, sa culture, sa famille. Mais les djinns échappés du passé la rattrapent pour faire défiler l’étourdissant diaporama de l’histoire des Sadr sur trois générations: les tribulations des ancêtres, une décennie de révolution politique, les chemins de traverse de l’adolescence, l’ivresse du rock, le sourire voyou d’une bassiste blonde…
Une fresque flamboyante sur la mémoire et l’identité; un grand roman sur l’Iran d’hier et la France d’aujourd’hui.

 

chronique biz

 

C’est le premier roman de l’auteur, et je le trouve vraiment superbe !

 

Je connais très peu l’histoire de l’Iran (voir pas du tout)… je connais quelques élèments historiques comme la fin du Shah ou les derniers évènements de ce pays, mais c’est à peu près tout. Ce livre est une fresque familiale, sur le dernier siècle environ. Nous rencontrons notre héroïne, Kimia, dans une salle d’attente pour une insémination artificielle. Son conjoint (Pierre) ne semble pas être là pour des raisons professionnelles (mais est ce vraiment son conjoint, cela semble compliqué …).

Dans l’attente du médecin, elle nous raconte ses souvenirs, mais également des pans de l’histoire familiale.

 

Kimia est une réfugiée politique (plus ou moins illégale en début de roman) iranienne. Elle a fuit son pays quand elle était une toute petite fille, avec sa mère et ses deux sœurs pour retrouve leur père, déjà parti à Paris. Son père, journaliste d’opposition, est en danger si il reste en Iran, pays avec une politique mouvementé.

Kimia aborde son enfance, mais également la vie de ses parents, de ses grands parents et même de son arrière grand père… en fait, elle aborde presque 100 ans d’histoire familiale. Et cette histoire familiale est étroitement liée à l’Histoire du pays, car les habitudes de vie et les moeurs ont beaucoup changé durant cette période !

 

J’ai vraiment trouvé ce livre très intéressant ! Comme je le soulignais en début de chronique, je ne connais absolument pas l’Histoire Iranienne, et ce livre m’a appris beaucoup de chose (depuis, je suis allée me renseigner sur ce pays sur internet). Je me rends compte qu’en tant qu’Occidentale, je fais beaucoup d’amalgames entre les différents pays du Moyen-Orient et les différents régimes Islamiques qui y sont installés. Mais finalement tous ces pays sont très différents, et l’Iran émerge en tant que pays Perse plutôt que pays Arabe. La narratrice nous présente donc les différences qu’il y a entre les peuples, leurs différences de mode de vie, même de façon de vivre la religion…

J’ai été surprise de constater que c’était un pays où il y avait beaucoup de liberté il y a quelques années, et que la femme y avait une place privilégie (droit de travailler, pas de voile, liberté…), mais que tout cela s’est terminé il y a peu de temps (notamment pour le voile, qui a été interdit en 1935 avant d’être obligatoire désormais)!

La narratrice nous parle de ses souvenirs, de tout ce qu’elle a vécu enfant en Iran, dans un pays qu’elle adore, mais également de la façon dont elle s’est toujours sentie différente….

 

Je reproche cependant une chose à ce livre : il manque complètement de linéarité dans la narration.  C’est Kimia qui raconte l’histoire de sa salle d’attente, mais elle parle de différents personnages, à différents moments historiques : il y a donc tout un tas de personnage avec pleins de flash back! Et honnêtement, j’ai été perdu à certains moment et j’ai eu du mal à entrer vraiment dans l’histoire. Mais une fois que je suis entrée dans l’histoire et que j’ai remis en ordre les liens familiaux dans ma tête cela s’est bien passé et j’ai adoré !

 

 

Extrait

Pour saisir la complexité de cette réflexion, il faut entrer dans la tête de mon père ; mon père de cette époque-là, Le Tumultueux, Le Désabusé. Comprendre le cheminement tortueux, magistralement absurde, de sa pensée. Voir sous la couche de souffrance, par-delà l’âpreté de l’échec, les étendues de délicatesse et d’élégance, de respect et d’admiration. Apprécier la cohérence de sa décision (ne pas prendre d’escalator), et l’habilité avec laquelle il concentra en quelques mots, lui qui avait passé la majeure partie de son existence courbé sur une rame de papier à écrire, tout ce qu’il était devenu et tout ce que vous représentiez.

 

verdict

 

 

Un roman différent de ce que je lis habituellement et qui m’a beaucoup marqué ! J’ai appris beaucoup de chose à travers cette histoire (qui est en partie autobiographique) et je recommande donc à tout le monde de s’y pencher !

n roou.

Roxou

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8 réflexions sur “¤ Chronique littéraire : Désorientale ¤

  1. je crois que le titre, en lui même évoque déjà beaucoup de choses…
    l’hsitoire de l’Iran est très intéressante, et peu connue du grand public français. C’est dommage, car l’héritage perse vaut vraiment la peine d’être connu!

    Aimé par 1 personne

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