¤ Chronique littéraire : Le fabuleux destin d’une vache qui ne voulait pas finir en steak haché ¤

Titre :  Le fabuleux destin d’une vache qui ne voulait pas finir en steak hacé
Auteur : David Safier
Date de sortie : 2015
Éditions Piment
Format : Poche

 

Bonjour à tous !

J’ai ce livre dans ma PAL depuis sa sortie, mais je n’étais jamais assez motivée pour le sortir ! Quand j’ai vu le thème du challenge mystère de mai, j’ai un peu paniqué avant de me souvenir que j’avais ce livre ! ouf !

Synopsis gros

Mis à part l’infidélité de son taureau, le bien nommé Champion, Lolle, une vache laitière, mène une vie tranquille dans un pré du nord de l’Allemagne.

Jusqu’au jour où elle apprend de la gueule de Giacomo, un chat errant qu’elle a sauvé de la noyade, que le fermier a décidé de vendre le troupeau de bovins pour régler ses dettes.

Afin d’éviter de finir entre deux tranches de pain de hamburger, Lolle, maligne comme un singe, décide de s’enfuir avec ses congénères pour rejoindre le pays où les vaches sont sacrées, l’Inde !

Mais la route est longue et semée de dangers, à commencer par Old Dog, le chien sanguinaire du fermier.

Débute alors pour Lolle et ses amis un périlleux voyage qui les conduit de l’autre côté de l’Atlantique, de New York à l’Ouest américain, territoire des bisons, jusqu’aux contreforts de l’Himalaya …

chronique biz

David Safier est vraiment un auteur que j’apprécie beaucoup, même si Sacrée famille (ma dernier lecture) m’avait un peu déçu. J’ai donc attendu presque deux ans avant de sortir ce livre de ma PAL… Et autant dire que l’auteur a encore concocté un livre totalement loufoque !

Nous rencontrons Lolle, jeune femme allemande, totalement déprimée car elle vient d’apprendre que Champion, son taureau d’amoureux, la trompe avec Susie. Heuresement, ces amies P’tit radis et Hilde sont là pour l’aider ! Mais quand un chat Giacomo débarque dans le champ poursuivi par Old Dog, la jeune vache décide de l’aider ! Quand elle apprend que les humains ont décidé de les manger, elle écoute le chat, et embarque ces amis à travers  une grande épopée pour rejoindre le pays paradis des vaches : l’Inde !

 

Cette histoire part dans tous les sens, et racontée par Lolle, c’est juste parfois énorme ! Se retrouver dan la tête d »une vache est une expérience particulière je dois l’avouer.

Lolle et ses amis partent donc à l’aventure, aidé par un chat loveur italien…et cette épopée n’est vraiment pas triste ! Les personnages découvrent un monde inconnu, eux qui pensaient que l’univers s’arrêtait au niveau de la rangée de peupliers du champ voisin. Et le monde est décidément bien étrange pour de simples vaches !

Elles apprennent donc que les hommes mangent des vaches (!!), que certains hommes vivent dans des tous petits espaces (immeubles), qu’ils vont dans des boites pour aller dans les airs… mais qu’est ce que c’est que tout cela ? Les vaches décrivent notre monde avec justesse, et nous en prenons beaucoup pour notre grade… elles nous mettent face à nos incertitudes et à notre contre indications.

Ce roman, à travers la vision de la vache sur l’homme, pose des problèmes sur notre façon de vivre, et nos choix… cela m’a fait beaucoup réfléchir sur certains de mes choix.

 

Finalement, ces vaches sont assez humanisées également, mais de façon naïve : elles se comportent comme des enfants, avec des sentiments assez simples : amour/amitié/joie/tristesse… elles ne comprennent pas la méchanceté ni certaines réactions des humains adultes. Avec beaucoup d’humour, l’auteur aborde beaucoup de sujets comme l’amour et la trahison, l’homosexualité, la vengeance … Je trouve que ces sujets graves sont vraiment bien amenés.

 

Ce livre est finalement presque une critique de notre société et de notre monde, déguisé sur fond d’humour et d’histoire rocambolesque.

 

Extrait

A les voir ainsi, on avait du mal à les croire capables de nous dévorer. Ces jeunes humains pouvaient-ils vraiment être des monstres qui se repaissaient de vaches ?

— Ils n’ont pas du tout l’air de vouloir nous manger, ai-je dit à Giacomo.

Il était assis sur ma tête, entre mes cornes. Bien que sa patte soit pratiquement guérie, j’avais l’impression que cela lui plaisait de se laisser porter par moi au lieu de marcher.

— La ploupart des houmains ils né touent pas les vaches eux-mêmes. Ils né voient jamais ouné vache morte. Ils né mangent qué des morceaux qu’on né les réconnaît pas, et commé ça ils né pensent pas qué d’abord c’était oune être vivant.

Un tel comportement me paraissait non seulement absurde, mais pervers.

— Yé crois qué la ploupart né vous mangéraient pas s’ils pouvaient voir comment on vous toue.

Cela rendait-il meilleur le comportement des humains ? Pas vraiment ! Et il était inconcevable qu’ils apprennent à leurs petits à manger d’autres êtres vivants. Quand j’aurais un veau, je lui apprendrais à respecter toutes les créatures.

 verdict

Une lecture sympathique, qui est vraiment distrayante ! Cependant, j’ai eu du mal à entrer dans l’histoire, et j’ai eu un peu de mal à accrocher à l’histoire !

Encore une fois, David Safier nous dépeins, avec beaucoup d’humour, une critique de notre société ! Ce livre fait réfléchir, mais il fait rire également !

 

A bientôt,

Roxou

4-fleurs

 

 

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16 réflexions sur “¤ Chronique littéraire : Le fabuleux destin d’une vache qui ne voulait pas finir en steak haché ¤

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