¤ Chronique littéraire : Rebecca ¤

Titre : Rebecca
Auteur : Daphné du Maurier
Date de sortie : 2015 pour mon édition (mais 1939 sinon)
Éditions Albin Michel
Format : Broché

Bonjour à tous !

 

Je reviens aujourd’hui pour évoquer avec vous un classique que je souhaitais lire depuis déjà quelque temps.

Je l’ai donc inscrit à mon challenge ABC2018 et l’ai emprunté à la bibliothèque …

 

 

 

Synopsis gros

Sur Manderley, superbe demeure de l’ouest de l’Angleterre, aux atours victoriens, planent l’angoisse, le doute : la nouvelle épouse de Maximilien de Winter, frêle et innocente jeune femme, réussira-t-elle à se substituer à l’ancienne madame de Winter, morte noyée quelque temps auparavant ? Daphné du Maurier plonge chaque page de son roman – popularisé par le film d’Hitchcock, tourné en 1940, avec Laurence Olivier et Joan Fontaine – dans une ambiance insoutenable, filigranée par un suspense admirablement distillé, touche après touche, comme pour mieux conserver à chaque nouvelle scène son rythme haletant, pour ne pas dire sa cadence infernale. Un récit d’une étrange rivalité entre une vivante – la nouvelle madame de Winter – et le fantôme d’une défunte, qui hante Maximilien, exerçant sur lui une psychose, dont un analyste aurait bien du mal à dessiner les contours avec certitude. Du grand art que l’écriture de Daphné du Maurier, qui signe là un véritable chef-d’oeuvre de la littérature du XXe siècle, mi-roman policier, mi-drame psychologique familial bourgeois.

chronique biz

CC

Notre héroïne est une jeune fille qui travaille pour une femme riche, en qualité de dame de compagnie. Alors qu’elle l’accompagne à Monte Carlo, elle rencontre Maximilien de Winter. Elle tombe amoureuse de lui, elle semble beaucoup lui plaire : ils se marient et Maxim l’amène à Manderley, la résidence familiale.

 

Mais ni le personnel ni la maison ne semblent avoir oublié Rebecca, la première épouse de Maxim, décédé tragiquement.

Sa présence morbide est partout, et l’ambiance devient vite lourde pour notre héroïne.

 

Première surprise du roman : à aucun moment le prénom de l’héroïne n’apparaît. Donc, nous ne savons pas comment elle s’appelle : le personnel l’appelle Madame, ses proches ne l’appellent pas par son prénom, Maxim l’appelle pas des mots doux…

C’est un choix de l’auteur assez particulier, mais cela apporte encore plus de poids à l’ambiance lourde dans la maison : c’est comme si la personnalité de l’héroïne est effacée par rapport à Rebecca.

 

L’histoire est vraiment prenante : je me suis très vite attachée à l’héroïne, à sa gentillesse, à sa naïveté, à son amour pour Maxim … Elle fait face à la rancune de la gouvernante de la maison (qui adorait Rebecca), et pourtant, je trouve qu’elle tente de faire de son mieux, et c’est vraiment attendrissant. D’un niveau social différent de celui de son époux, elle ne se sent pas vraiment à sa place dans ce grand domaine, avec autant d’employés. D’ailleurs, elle se retrouve un peu désœuvré la journée, et à part les balades avec Jasper le chien de la maison, elle ne fait pas grand-chose.

 

J’ai eu plus de mal à comprendre Maxim : aime t-il sa nouvelle femme, la compare t-il à Rebecca ? On l’apprendra au fil de la lecture, mais durant une grande partie du roman nous n’en savons rien. Cette incertitude sur les sentiments de Maxim apporte également sa part de lourdeur dans l’ambiance (même s’il est toujours adorable avec sa jeune épouse).

 

Ce livre est vraiment génial ! Il fut d’ailleurs la cause d’une grosse insomnie, car je n’arrivais pas à lâcher l’histoire ! Je voulais absolument savoir la fin… Et la fin tient ses promesses. Je ne m’attendais pas à certaines révélations ni à ce final !

 

La plume de l’auteur est prenante : elle arrive à créer une ambiance assez lourde, comme si Rebecca était toujours là, sans véritablement chercher à nous faire flipper.

 

Ma seule petite déception, est que j’aurais aimé avoir plus d’informations sur les évènements qu’il se passe entre la fin du livre et le début du livre : en effet, la quasi-totalité du livre est un flash back que l’héroïne a dans le premier chapitre.

 

verdict

Un classique des années 1940 qui m’a beaucoup plu ! J’ai été surprise par cette découverte, et je recommande vraiment à tout le monde !

 

A bientôt

 

Roxou

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7 réflexions sur “¤ Chronique littéraire : Rebecca ¤

  1. Je suis d’accord: ce livre est vraiment génial! Je n’avais pas pu lâcher le livre les 100-150 dernières pages! Il fallait que je sache! L’auteure arrive effectivement à mettre une ambiance de dingue! Et j’ai quand même un peu flipper par moment (bon je suis une froussarde hin^^). En tout cas, gros coup de coeur pour moi! 🙂 ❤

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