Evasion littéraire, Policier

¤ Chronique littéraire : On la trouvait plutôt jolie ¤

on la trouvait plutot jolie

Titre : On la trouvait plutôt jolie
Auteur : Michel Bussi
Date de sortie : 2017
Éditions Presses de la cité
Format : Broché

Bonjour à tous,

Je lis très peu de romans policiers, même si il m’arrive de lire occasionnellement des romans de Michel Bussi. J’ai emprunté ce roman à la bibliothèque car il s’agit de la lecture du mois pour un club de lecture qui existe près de chez moi.

Synopsis gros

On la trouvait plutôt jolie, Leyli. Tout charme et tout sourire. Leyli Maal fait le ménage dans les hôtels à Port-de-Bouc, près de Marseille. Malienne, mère célibataire de trois enfants, Bamby, 21 ans, Alpha, 17 ans, Tidiane, 10 ans, Leyli nourrit un rêve immense et cache un grand secret. Leyli raconte sa vie à qui veut bien l’écouter, mais peut-elle avouer toute la vérité ? Peut-elle empêcher ses enfants de dévoiler ce qu’elle a caché ? Une vengeance ? Un trésor ? Un père ? François Valioni travaille pour une importante association d’aide aux migrants à Port-de-Bouc. Il est retrouvé au petit matin assassiné dans un hôtel. Dans sa poche, un bracelet de couleur et six coquillages. Julo Flores est un jeune lieutenant de police zélé, hyperconnecté. Méfiant envers son commandant et un peu trop sentimental, il ne peut pas croire que Bamby Maal, que tout accuse, soit la coupable. Surtout lorsque survient un second crime. En quatre jours et trois nuits, du désert sahélien à la jungle urbaine marseillaise, Michel Bussi nous offre un suspense de haut vol, dans lequel, comme toujours, priment l’humain, l’émotion, l’universel. Jusqu’au stupéfiant twist final.

chronique biz

Que ce soit dans mes lectures ou mes visionnages de films, je suis très bon public dans le sens où j’adhère à peu près à tout, et je n’arrive jamais à trouver la fin ou le coupable quand coupable il y a.

 

Et avec Michel Bussi, c’est souvent réussi : je tombe toujours des nues à la révélation !

 

Ce roman va nous parler de Leyli, mère de famille de trois enfants, vivant près de Marseille depuis qu’elle a réussi à migrer en France depuis son Bénin d’origine. Avec ses trois enfants, elle tente de maintenir l’unité familiale, malgré de sombres menaces qui pèsent sur eux. Quelles menaces ? mystère…

 

Alors qu’un meurtre a lieu (puis plusieurs), les soupçons se tournent vite vers sa fille aînée Bamby 21 ans. Mais pourquoi ? Quels sont les liens entre les enfants, les meurtres et Leyli ?

 

Ce roman va nous transporté au cœur de Marseille, mais également sur les traces des migrants, sur la Méditerranée, au fin fond du Bénin… Car même si le centre de ce livre est l’enquête des policiers sur les meurtres, ce livre a aussi un message sociétal très important.

Et cela m’a beaucoup touché. Dans ma vie privilégiée, ou je ne manque de rien, les migrants, mais surtout ce qui provoque ces migrations, me semblent loin de ma vie et de mes préoccupations superficielles. Comme tous, j’en entends parler dans les médias, je croise des migrants (j’habite sur la côte normande, près d’un port où il y a des ferries)… mais à part cela, c’est compliqué d’assimiler ce malheur humain, car nous n’y sommes pas vraiment confronté.

Marc Levy nous confronte à tout cela, aux raisons de ces migrations, à la dureté du voyage, au prix du voyage, aux choses horribles que ces personnes vivent (notamment les femmes)… car en être conscient de loin et le lire dans un roman ce n’est pas tout à fait la même chose.

 

Mais finalement, c’est un paradoxe : ce roman m’a touché par ce côté humain autour des migrants, mais m’a fait me sentir mal car je ne sais pas quoi faire pour aider à ce que cela change ???

 

Extrait

Le marché des migrants est comme tout les autres marchés, il fluctue en fonction de l’offre et de la demande. Mieux Frontex fait le boulot, moins il laisse passer des clandestins, et plus les prix montent. Je ne vais pas vous apprendre votre boulot, Max-Olivier. C’est la douane qui crée le contrebandier, pas l’inverse. C’est en interdisant l’alcool que les États-Unis ont fait la fortune des truands. Pas de Prohibition, pas d’Al Capone.

verdict

Un livre que j’ai apprécié, qui me fait sortir de mes lectures habituelles, mais qui ne fait pas partie de mes préférés de l’auteur (Nymphéas Noirs).

Par contre, j’ai trouvé le contexte très intéressant et je trouve qu’en cette période compliquée de confinement, il ne faut pas oublier les migrants et les guerres qui ont lieu en ce moment.

Roxou

4-fleurs

ne-lache-pas-ma-main

gravé dans le sable

 

8 réflexions au sujet de “¤ Chronique littéraire : On la trouvait plutôt jolie ¤”

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