¤ Cinéma : Jack et la Mécanique du Coeur ¤

Jack et La mécanique du cœur

la mécanique du coeur

Synopsis

Édimbourg 1874. Jack naît le jour le plus froid du monde et son cœur en reste gelé. Le Docteur Madeleine le sauve en remplaçant son cœur défectueux par une horloge mécanique. Il survivra avec ce bricolage magique à condition de respecter 3 lois: premièrement ne pas toucher à ses aiguilles, deuxièmement maîtriser sa colère et surtout ne jamais Ô grand jamais, tomber amoureux. Sa rencontre avec Miss Acacia, une petite chanteuse de rue, va précipiter la cadence de ses aiguilles. Prêt à tout pour la retrouver, Jack se lance tel un Don Quichotte dans une quête amoureuse qui le mènera des lochs écossais, à Paris jusqu’aux portes de l’Andalousie.

Mathias Malzieu est le chanteur du groupe Dionysos. C’est un groupe que j’adore particulièrement, notamment leur sixième album intitulé La Mécanique du cœur. Cet album, dont j’ai eu la chance de voir la version « concert », est en lien avec un livre du même nom écrit par Mathias Malzieu.

Cette année, le cinéma français nous offre donc l’adaptation du roman, avec en fond sonore l’album du groupe ! Tout ce que j’aime dans un même film ! Je ne pouvais pas manquer cela !

Je regrette cependant que ce film ne soit pas passé au Gaumont de ma ville ! Je ne comprends d’ailleurs pas pourquoi ! Donc, comme pour La voleuse de livres, j’ai été dans un cinéma indépendant pour voir ce petit bijou !

Jack, petit garçon au cœur gelé…

coeur de jack

Jack est un petit garçon qui né le jour le plus froid du monde : son cœur est tout gelé ! Heureusement pour lui, sa maman accouche chez une sage femme un peu sorcière, Madeleine ! Elle lui fabrique alors un nouveau cœur en forme d’horloge.

Peu après sa naissance, sa Maman l’abandonne et le laisse au bon soin de Madeleine !

Cette dernière ne cesse de lui trois règles pour éviter que son horloge/cœur fonctionne et ne s’arrête pas : Ne pas toucher aux aiguilles, ne pas se mettre en colère et surtout, ne pas tomber amoureux !

Jack, un petit garçon protégé

Pour préserver Jack, Madeleine le garde pendant des années enfermer à la maison ! Le jour de son anniversaire, elle accepte de l’amener en ville, en lui rappelant bien les TROIS règles vitales !

Tout émerveillé de découvrir le monde, Jack oublie vite Madeleine et rencontre une petite chanteuse de flamenco, qui n’y voit rien sans ses lunettes : Miss Acacia !

Et malgré son cœur horloge, Jack ressent vite les tourments de l’amour !

Une jolie histoire….

la petite chanteuse

L’histoire de ce film est poétique, tout en douceur, avec des sentiments à foison…. J’adore bien sur le personnage de Jack, qui veut ressentir le sentiment amoureux, quitte à se mettre en danger.

Joe est sympa aussi ! c’est un personnage très sombre, qui refuse que quelqu’un s’oppose à lui, surtout Jack !

Miss Acacia est un personnage assez central ! Même si pendant une grande partie du film elle n’est pas là physiquement, c’est son souvenir qui font que Jack et Joe se battent !

Des décors et des couleurs magnifiques….

Dans de nombreuses critiques, j’ai pu lire que l’on comparait le style de ce film à celui de Tim Burton ! Et effectivement, il y a des ressemblances !

J’ai adoré les couleurs de ce film, les thèmes dans certaines scènes, le côté un peu mystérieux, un peu fou ….

J’ai parfaitement retrouvé l’univers de Dionysos dans ce film ! J’y ai retrouvé tout l’univers musical ainsi que l’atmosphère si particulière que l’on ressent en écoutant les albums !

Des « acteurs » bien connus….

Dans l’album « La Mécanique du Cœur », le groupe avait su s’entourer de nombreux artistes français ! Et c’est avec plaisir que j’ai constaté qu’ils étaient bien présents également dans le film !

Jack est interprété par Mathias Malzieu, sans surprise ! On peut mettre le reconnaître un peu dans le dessin du personnage.

Je note également que Miss Acacia est interprétée par Olivia Ruiz ; Joe par Grand Corps Malade et George Méliès par Jean Rochefort !

geroge et jacl

Ils prêtent ici leurs voix avec talent à des personnages tous différents… même si c’est un Animé, je trouve que la présence d’artistes de talents est importante, car un mauvais doublage peut être catastrophique !

Une adaptation réussie…

Cette adaptation est pour moi vraiment réussie … J’ai retrouvé avec plaisir l’ambiance du livre et l’ambiance musicale que j’aime particulièrement !

Je regrette cependant le final qui est différent de celui du livre… mais je ne peux pas vraiment le reprocher, car il a été voulu que ce film soit grand public et surtout accessible aux plus jeunes !

Peut-être l’aspect philosophique de la chose aurait pu échapper à beaucoup !

Enfin, je le prends comme une jolie fin alternative et cela ne m’a pas gêné plus que cela, tant l’univers, les décors et les personnages étaient beaux !

Ma note : 9/10

Ce film que j’ai faillit louper à cause du Gaumont qui préfère passer des navets français (Les trois frères) plutôt que des chefs d’œuvre indépendant !

J’ai réussi à profiter du Printemps du Cinéma pour aller dans un cinéma indépendant et je ne regrette absolument pas !

Ce film est un petit bijou, autant visuellement qu’au niveau de la bande son ! Je ne mets pas 10/10 à cause de la fin alternative, mais sinon je recommande à tout le monde de le visionner !

Roxou

Le vent se lève

 

Chers lecteurs,

 

Le mardi, tradition oblige, c’est cinéma : et cette semaine, j’ai été voir le dernier Miyasaki.

 affiche

 

Synopsis

 

Inspiré par le fameux concepteur d’avions Giovanni Caproni, Jiro rêve de voler et de dessiner de magnifiques avions. Mais sa mauvaise vue l’empêche de devenir pilote et il se fait engager dans le département aéronautique d’une importante entreprise d’ingénierie en 1927. son génie l’impose rapidement comme l’un des plus grands ingénieurs du monde. Le Vent se lève raconte une grande partie de sa vie et dépeint les événements historiques clés qui ont profondément influencé le cours de son existence, dont le séisme de Kanto en 1923, la Grande Dépression, l’épidémie de tuberculose et l’entrée en guerre du Japon. Jiro connaîtra l’amour avec Nahoko et l’amitié avec son collègue Honjo. Inventeur extraordinaire, il fera entrer l’aviation dans une ère nouvelle.

 

Ce film, est le dernier du réalisateur japonais Miyasaki. Dernier dans les deux sens du terme, le réalisateur ayant annoncé sa volonté de se retirer des studios Gibli.

Le réalisateur de génie, nous propose ici de nous éloigner de l’imaginaire (le Château Ambulant, le Château dans le ciel…) pour plonger dans un monde plus réel, l’histoire de Jiro Horikoshi, célèbre ingénieur d’aéronautique japonais.

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Un film plus réaliste ….

 

 

Miyasaki a accompagné toute mon adolescence avec ses films sortis tout droit de son imagination, et ce qui me plaisait chez lui ! Son monde coloré, poétique….

 

Dans « Le vent se lève », le réalisateur change ses habitudes et nous présente un film plus terre à terre.

 

Jiro est un petit garçon rêveur mais qui ne peut pas atteindre son objectif a cause de sa mauvaise vue. Que cela ne tienne. Il deviendra ingénieur pour crée des avions et suivre ainsi les chemins de son idole Caproni…

 

Un conte où Jiro est présenté comme un doux rêveur, un inventeur de génie et un amoureux…

L’histoire est très joliment raconté, les images sont magnifiques (comme toujours) et la bande son douce.

Mais je n’ai pas trouvé mon bonheur au visionnage de ce film… je l’ai trouvé long, lent, et ce n’est pas ce que j’attendais de Miyasaki.

Tout d’abord parce que ce que j’aime chez lui, c’est justement la magie qu’il influe dans ses films : l’imagination, les magiciens, le côté écolo…. j’adore et j’aurai aimer retrouver cela pour une dernière fois.

 

Puis, le film est vraiment long. 2H, alors qu’au final il n’y a pas d’actions, c’est trop ! L’histoire d’amour entre Jiro et Nahoko est longue à se mettre en place, c’est mou !

 avion

Et pour finir, je trouve que ce film est dérangeant. En effet, il met en avant un inventeur de génie, certes, sauf que cet inventeur a travaillé au moment de la Seconde Guerre Mondiale, et il a crée des avions très meurtriers. La question se pose, assez souvent d’ailleurs : doit- on tenir pour responsable l’inventeur de l’usage qu’est fait de son invention ?

Peut-être pas, mais de là à faire un film en hommage à cette invention, cela m’a géné. Surtout que les bombardements en Amérique sont évoqués, et j’ai trouvé cela bof bof.

 

Le jeune homme et ses amis passent leur temps à fumer, à notre époque, c’est un peu mal venu. De plus, je note que Jiro fume même en présence de sa femme, tuberculeuse… bref, cela m’a gêné.

Un film plus réaliste ….

 

Miyasaki sait nous parler de choses difficiles en imageant… le séisme de Kanto est évoqué de façon à nous faire travailler notre imagination, avec un grondement atroce et des mouvements de caméra, la guerre et l’Allemagne sont évoquées, mais sans rentrer dans les détails…

Ma note : 6/10

 

Un film que j’attendais avec impatience, et qui m’a énormément déçu ! En effet, je m’attendais à vivre un moment plongé dans un monde imaginaire et je me suis retrouvé pendant 2h à regarder un film long, lent, et qui m’a mis mal à l’aise pour les raisons évoquées un peu plus haut.

 

Mais je sais que c’est également un peu ma faute. Ce film ne doit pas être regarder comme un film « traditionnel » à la Miysaki ! Non, en fait, il faut le regarder comme un film d’animation sympa, coloré et très beau, évoquant un moment assez sombre du Japon, et même de la planète entière.