¤ Chronique littéraire : La chambre des officiers, Marc Dugain ¤

 

 

Synopsis gros

« La guerre de 14, je ne l’ai pas connue. Je veux dire, la tranchée boueuse, l’humidité qui traverse les os, les gros rats noirs au pelage d’hiver qui se faufilent entre les détritus informes, les odeurs mélangées de tabac gris et d’excréments mal enterrés, avec, pour couvrir le tout, un ciel métallique uniforme qui se déverse à intervalles réguliers comme si Dieu n’en finissait plus de s’acharner sur le simple soldat. C’est cette guerre-là que je n’ai pas connue. »
Dans les premiers jours de 14, Adrien F, lieutenant du génie, est fauché par un éclat d’obus sur les bords de la Meuse. Défiguré, il est transporté au Val-de-Grâce où il séjournera cinq ans dans la chambre des officiers. Au fil des amitiés qui s’y noueront, lui et ses camarades, malgré la privation brutale d’une part de leur identité, révéleront toute leur humanité. De cette épopée dramatique, émouvante, mais drôle aussi parfois, on retiendra que des blessures naît aussi la grâce. 

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J’ai lu ce roman dans le cadre du Baby Challenge Historique, organisé par Livraddict.

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chronique biz

J’aime beaucoup les romans historiques, et j’en lis d’ailleurs pas mal, mais si les deux guerres mondiales ne sont pas le domaine avec lesquels je suis le plus à l’aise… Cette année, la littérature propose de nombreuses nouveautés, notamment en relation avec la guerre de 14-18, pour notamment marquer le « centenaire ».

Ce livre est parut dans les années 1990, et même si je l’avais déjà croisé à la librairie ou à la bibliothèque, je n’avais jamais pris le temps de m’y attarder davantage.

Mais j’ai sauté le pas, avec un peu d’hésitation, car je venais juste de lire Au revoir là-Haut, qui aborde également le sujet des gueules cassés…

Au début de ce roman, nous rencontrons Adrien, jeune ingénieur qui mène sa carrière avec réussite, mais qui est rattrapé, comme beaucoup de français, par le début de la guerre…

Alors que dans les premiers jours du conflit il mène une mission de reconnaissance, le jeune lieutenant est pris dans une attaque, qui le laissera gravement blessé et défiguré.

 

Nous allons suivre Adrien pendant plusieurs années, notamment durant les 4 années de guerre, qu’il passera à l’hôpital, dans une unité réservé aux soldats défigurés, à l’étage des officiers. Car oui, les officiers ne sont pas soignés dans les mêmes chambres que les simples soldats.

Adrien aura donc des compagnons de chambres, tous plus ou moins défigurés par les combats et les obus, certains tentant de pallier le manque de solitude, d’autres tentant de garder espoir, d’autres le perdant totalement…. Dans cette chambre, protégé du reste du monde, ces soldats vont tenter de ce reconstruire, tout en se protégeant des autres. Chacune de leur sortie dans le monde réel les éloigne encore plus de la normalité, leur visage (ou absence de visage) fait peur aux gens, ces gens qui ne veulent pas se souvenir que la guerre est là, puis ces gens qui veulent oublier cette guerre fini, quitte à abandonner totalement les combattants meurtris.

 

J’ai beaucoup apprécié l’officier Adrien (de son prénom). C’est un jeune homme à qui la guerre à tout enlevé, de son physique à son métier. Défiguré, il ne perd pas espoir cependant, et essaye de maintenir celui ci dans le cœur des ses compagnons d’infortune.

A travers les mots de Marc Dugain, le lecteur essaie de comprendre ce que ces hommes ont pu traversé, mais au final, je pense que c’est impossible….
Le livre se veut très optimiste, avec un final remplie d’espoir, mais je doute que ces hommes aient eu une fin heureuse…

Après, même si ce sont des blessures très spectaculaires et qui sont emblématiques de cette guerre, il ne faut pas oublier les « autres » blessés, les majoritaires…. ceux qui ont été blessés plus ou moins gravement, les handicapés, les traumatisés, les gazés….

verdict.

Pas vraiment adepte de ce genre de littérature, j’ai été conquise pas ce livre, qui avec ces 170 pages se lit vraiment très rapidement et très facilement.

Il est accessible à tous les lectures, même les moins aguerris. L’auteur ne cherche pas à faire du sensationnel, mais plutôt à raconter ce que ces soldats ont pu ressentir, prisonnier de leurs propres corps. Il ne tombe pas dans la course au « gore », et j’ai trouvé cela très soft au final ! Ce livre peut donc convenir même aux adolescents !

 

Roxou06

la chambre

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3 réflexions sur “¤ Chronique littéraire : La chambre des officiers, Marc Dugain ¤

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